Bien choisir sa pellicule

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A l’heure ou il suffit de laisser faire son appareil, le choix d’une pellicule est capital pour qui « shoote » en argentique ! Une pelloche mal choisie va faire de la séance de prise de vue un véritable calvaire. Bon j’abuse, mais à moitié seulement.

Le nombre de pose (ce n’est qu’à moitié une blague) :

Ça paraît annodin, mais dernièrement, j’ai retouvé un stock de films que j’avais eu je ne sais plus où. (Les pelloche sont périmées, mais ça m’importe peu, vu qye je suis un peu le Mac Giver du traitement noir et blanc.) Bref, j’ai brulé mes films qui comptent… 10 poses ! ça change du réflex num qui avale ses 500 photos hautes déf sans broncher. Personnellement, je suis plutôt du genre à utiliser des pellicules 36 poses, mais ces bobines de films là, je ne les ai pas payées. Au bout de 10 minutes j’avais chargé 7 pelloches. ça a tout de même son charme, et puis en moyen format, les bobines ne comptent que 12 vues. Enfin ça dépend. On verra le 120 un autre jour, on reste dans les généralités des pelloches. (on dit péloche?)

La sensibilité :

Enfin le gros du sujet ! Qu’il s’agisse de degrés DIN, d’ASA ou d’ISO, c’est ça qui importe vraiement. Les principales sensibiltés actuellement sur le marché sont 100, 200, 400 et 3200 ISO. Ou ASA. On s’en fiche c’est exactement la même mesure et en générale on ne précise pas l’unité dans le milieu. Pour ceux qui veulent le savoir l’ISO est l’unité internationale (International Standard Organisation) et l’ASA est l’unité américaine. Le DIN est allemend est fonctionne de manière différente : 21° DIN correspond à 100 ISO. 24° DIN valent 200 ISO, 27° DIN équivalent à 400 ISO (ou ASA, encore une fois), et 36° DIN à 3200 ISO. Les plus futés auront compris : lorsqu’on double la sensibilité en ISO ou ASA, on ajoute 3° DIN…

Les vieux briscards me signalerons le 64 ISO, et ils ont raison, mais on n’en trouve plus guère. Ah oui, le 200, je n’en ai vu que sur de la couleur, mais c’est just histoire de le dire.

Et la pratique dans tout ça?

Oui, pardon, c’est mon côté encyclopédique qui parle… En bref la sensibilité d’un pellicule est sa propriété à absorber la lumière. On parle d’ailleurs de surface sensible. Une émulsion (la couche qu iréagit à la lumière sur une pellicule, on utilise indiféremment les deux termes lorsqu’il est question de sensibilité) 100 ISO est dit « peu » sensible à la lumière. Il mettra plus de temps a absorber la même quantité de lumière qu’un film 200 ISO. Deux fois plus en fait. Du coup, un film 400 ISO est 4 fois plus rapide, etc.

Pourquoi utiliser un film « lent » plutôt qu’un film rapide?

Parce que chaque émulsion est conçue de manière optimale pour des conditions de luminosité données. Ainsi une pellicule 100 ISO répond aux conditions générales de lumière d’une scène extérieure en plein jour. Un film 400 ISO est prévu pour une scène d’intérieur bien éclairée, généralement shootée au flash. (Ah oui, on prends une photo lorsqu’on « shoote ».) La pelloche 3200 sert assez peu et lorsqu’il fait sombre. Mais pas trop quand même. Et dans ce dernier cas, il faut faire particulièrement attention à la provenance de la lumière…

Le grain, c’est quoi?

Pour faire simple, c’est le revers de la médaille. Une émulsion est composée de grains d’argent, entre autres choses. C’est la taille de ces grains, sensibles à la lumière qui donnent la sensibilité de la pelloche. Plus ces particules d’argent sont grosses, plus le film est rapide. C’est très simple à comprendre : un gros grain d’argent sera potentiellement plus facilement touché par la lumière car offrant une plus grande surface.

Le problème, c’est que ça se voit. Vraiment, et à l’œil nu. Un film 100 ISO offre un grain fin qui « adoucit » l’image et la rend « plus nette ». Je mets des guillemets parce qu’une pellicule 3200 ISO ne donnera pas d’images floues mais des images avec une définition inférieure. D’où une impression de « netteté ».

Hey ! En numérique, le grain, c’est le bruit en fait?

Non. Sortez de ce blog sur le champs. Vous êtes bannis.

Vous n’avez donc rien retenu? Allez, je tente de vous repêchez quand même. Si la vitesse d’une émulsion dépend de la taille des grains d’argent, pour avoir la même chose en numérique, il faudrait changer la taille des pixels. Et donc changer le capteur de l’appareil.

Et ben le bruit alors?

Le bruit est dû à l’amplification électronique du signal lumineux reçu sur le capteur. Trop amplifié, ce signale présente des aberrations visibles (différence de valeurs entre deux pixels contigus) sous forme de bruit. Maintenant, éteignez ce numérique et chargez un film. On est sur brûle pellicule nom de Zeus! Alors allez brûler de la pellicule ! Et que ça saute !

Évidement, tout ce charabia indigeste est destiné à donner des indication quand au choix de ses films, ce n’est pas une vérité absolue. Une pelloche 400 ISO, à défaut de mieux donnera de bon résultats en plein jour, même si les temps de pose seront plus courts. Voyez pour l’exposition un peu plus loin (et bientôt) dans ce blog.

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