Le flash, c’est trop bien

Flashes
Y en a certains qui n’aiment pas le flash. Les c*ns! On ne se demande pas pourquoi : ils ne savent pas s’en servir! Si la photographie est l’art d’écrire la lumière, quoi de plus logique que l’auteur y ajoute sa propre touche personnelle?

Un apport de lumière

Quoi de plus pratique qu’un apport de lumière dans une scène qui en manque cruellement? Un petit coup de flash et le tour est joué! Magique, non? Et hop, on conserve la finesse du grain d’une émulsion lente! Bon, attention, faut pas abuser non plus, le 100 ISO en pleine nuit, ça devient compliqué. Pas impossible, et selon l’effet recherché, ça peut donner de bonnes choses, mais compliqué.

Flash forever!

Une fois que vous aurez dompté la bête, vous ne pourrez plus vous en passer. Le flash deviendra même nécessaire à votre séance de prise de vue. Il suffit juste de brûler quelques films avec les conseils qui suivent.

Éviter l’effet « fromage blanc »

Bon, je vais faire court et pas tout expliquer de nouveau. Je considère que vous avez lu ça. Sinon, lisez le. Bref, l’effet fromage blanc est causé par la puissance trop élévé du flash par rapport au personnage. Celui-ci se trouve trop près. Pro-tip : reculez-vous si possible du sujet (ou faites reculer si vous êtes dos au mur). Deux ou trois pas au moins. Vous pouvez toujours zoomez au besoin (pour ceux qui utilisent de vils objectifs à focales variables). Pro-tip 2 : (on est pas avare chez brulepellicule !) utilisez un diffuseur. À défaut de modèles plus où moins onéreux, j’utilise les moyens du bord. Du calque, une épaisseur de mouchoir ou de serviette en papier. Le seul impératif que le diffuseur de fortune soit blanc. Quoique, ça peut donner des effets colorés sympas sinon.

Diffuseur flash intégré pas cher mouchoir papier

Diffuseur de flash intégré en mouchoir en papier.

Qu’est-ce que les yeux rouges?

En cas de faible luminosité, l’oeil dilate sa pupille pour faire entrer plus de lumière. Ça revient à ouvrir le diaph sur votre objectif. La lumière produite par le flash passe par cette pupille largement dilatée et se réfléchie au fond de l’oeil. Comme le fond de nos yeux est rouge, on le voit très nettement. Les dispositifs anti yeux rouges émettent plusieurs pré-éclairs de plus faible intensité afin de contracter les pupilles des sujets photographiés, et ainsi réduire cet effet indésirable. Réduire, hein, faudrait fermer complètement la pupille pour ne plus en voir le fond…

Les yeux rouges, un piège à novices?

Si les pré-éclairs anti yeux rouge ne sont pas complètement efficaces, comment faire? A part la retouche en post traitement? Pro-tip : : demandez à votre (vos) sujet(s) de regarder légèrement à côté de l’objectif. Comme vous êtes un peu éloignés pour éviter l’effet « fromage blanc » ça ne devrait pas trop se voir. On peut aussi chercher à composer différemment son image pour que les regards ne fixent pas votre objectif.Un profil ou un 3/4 par exemple.

Flash intégré, petit ET costaud?

Le flash intégré présente deux inconvénients : sa petite taille qui implique des composant un peut moins puissant qu’un cobra, mais surtout sa consommation électrique qui diminue la durée de vie de la batterie. En argentique, je vous rappelle que les piles peuvent vite coûter cher.

Passons ces basses considération matérielles. Généralement, les flash intégrés tournent au alentours d’un nombre guide de 10 à 12. (Le nombre guide et totalement arbitraire et n’a pas d’unité. On pourrait en faire un article complet. Pourquoi pas…) Il permet déjà de se sortir de pas mal de situations.

Une chose encore sur la puissance des flashs. Si vous êtes au pied de la tour Eiffel, aucun flash (actuel, je ne désepère pas de la technologie, même si je me méfie du numérique) n’aura la portée suffisante pour en éclairer le sommet. Pas même le premier étage. Pro-tip : Le flash n’est pas la solution universelle au problèmes d’éclairage. Deal with it.

Les flashs de studio

Loin d’être réservés exclusivement au pros, les flashs de studio permettent de composer une image complètement en partant d’un sujet et d’un fond blanc ou d’un intérieur perso. (Et plus si affinités ou … budget.) Avec du matériel relativement abordable, on peut faire des miracles. Je m’étendrai plus sur le sujet dans un article dédié.

Le flash en plein jour?

Oui. Vous avez bien lu. Le flash sert à apporter un surplus de lumière. Il y a certains cas, où, même en plein soleil, on peut en avoir besoin. En contre-jour par exemple. Le nom de cette pratique? Le « fill-in, ou débouchage des ombres. Même sur une scène où la lumière est latérale, ça marche bien.

Fill-in débouchage des ombres flash en plein jour

Un coup de flash sauve la photo du contre-jour.

De la bonne pratique du flash

On ne se reposera jamais uniquement sur le flash pour éclairer une scène, sous peine d’avoir son sujet sur fond noir. Ou presque. Il doit servir d’éclairage d’appoint, pour donner un coup de boost à une scène juste « un peu sombre ». Faites vos propres essais, mais 2 diaph d’écart entre l’exposition optimale et l’exposition effective semble un bon compromis.

Donc… le flash c’est bien… ?

Vous en doutez encore? Avec les quelques conseils ci-dessus vous êtes réconciliés avec la lumière artificielle et parés à l’essentiel.

Alors maintenant… Brûlez de la pellicule! Et explosez vos flashs!

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