Prise de vue sportive

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Ma dernière séance de prise de vue m’a laissé un goût un peu amer dans le fond de la gorge. Une baisse de régime qui me laisse quelques frustrations. Au départ je voulais en profiter pour donner la réplique à l’article le flash c’est nul mais ce ne sera pas possible, par manque de photo illustrant ce propos.

Pas d’argentique!

Une fois n’est pas coutume, j’ai ressorti mon vieux reflex numérique. (C’est à peine ironique, même si le Praktica que j’utilise en ce moment n’est plus fabriqué depuis 1987.) Comprenez-moi, j’ai cherché à multiplier les prises de vues, pour me dérouiller les habitudes de prise de vue. Le sport, ça va vite, on shoote beaucoup car il y aura pas mal de gâchis. Un sujet en plein effort fait systématiquement souvent la grimace. Et pis ça bouge un sportif, ça aime pas prendre la pose. Donc pour éviter de gâcher de la pellicule, zou, du numérique.

Condition de prise de vue.

Pour ce shooting, je suis allé au skate-park du coin. Si, si, c’est du sport. Pour la lumière, ça partait plutôt pas trop mal, puisque je me trouvais à côté de la fenêtre et qu’il faisait grand beau temps dehors. Et puis au bout d’un quart d’heure, pluies diluviennes, les lumières du hangar s’allument. Des espèces de tubes fluos immondes dont la température de couleur dérive à qui mieux mieux! J’ai un ami qui ne s’embête pas dans ces cas là, il passe tout en noir et blanc. Bon, récap’ des condition de lumière : il faisait sombre et la température de couleur est aléatoire. Ha, j’oubliais, les sujets sont en mouvement. Rapide. Donc vitesse d’obturation courtes elles aussi.

Le matériel

Mon vieux clou est un 20D d’il y a 10 ans. Comme je n’aime pas le flash, j’en avais pas. C’est surtout que la séance de prise de vue s’est improvisée à la dernière minute… (et pis j’avais pas de pile chargées. Bouh, c’est pas bien!) Niveau optiques, j’avais une zoom trans-standard passe-partout 17-85mm qui n’ouvre qu’à 4 (Bwah!) et un 50mm qui ouvre à 1.8 (c’est mieux pour le peu de lumière ambiant). Au bout de quelques essais, j’ai poussé la sensibilité à fond (équivalent émulé de 3200 ISO), tant pis pour le bruit pour pouvoir shooter au 200ème. Bon, en raw, et avec lightroom, c’est moins terrible qu’en jpeg sans traitement.

Le shoot

Un skate-park, c’est un peu comme une fourmilière, il y a toujours du monde. Surtout à l’arrière-plan. Et pis des gamins sur roulettes qui déboulent de partout : faut toujours faire gaffe où tu mets les pieds. Et puis, port du casque obligatoire, même pour les piétons. Bon, sans ça, ça s’est bien passé. Le 50mm s’est rapidement imposé grâce à son ouverture. J’ai eu beau essayé zoom, j’ai laissé tomber rapidement. Ouverture de 2.8 en permanence. Et même parfois à 1.8, pour le délire. Les skateurs skataient, le photographe photographiait.

Un peu lent.

Un peu lent le bouzin. Je lui ai trouvé un manque de réactivité, notamment sur la mise au point. D’ailleurs j’ai eu quelques soucis à ce niveau là, l’auto-focus s’est planté dans quasiment un cas sur deux. Et c’est pas avec un écran de deux pouces qu’on peut y voir quelque chose. La prochaine fois, ce sera collimateur central et basta.

Traitement numérique

Chacun son logiciel préféré. L’idéal pour une grosse série, c’est quand même un soft qui permet le traitement par lot. Le format raw permet de « développer » son image en jouant sur l’exposition et plein d’autres paramètres, mais je n’en dirais pas plus sur ce sujet, moi, je préfère de la pelloche. Donc une bonne exposition tout de suite et on en parle plus.

On veut voir les photos maintenant!
Easy! Allez voir la page dédiée de la galerie.

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