Traitement croisé

Le traitement croisé en photographie est un terme générique qui couvre plusieurs technique. Ce genre de traitement consiste à volontairement développer une pellicule dans des bains destinés à un autre type de film. La pratique la plus courante est de développer un film diapo couleur dans des bains pour négatifs couleurs eux aussi. Nous, notre truc, c’est le noir et blanc ! On va voir ce que donne un film négatif couleur dans des chimies n&b !

Quel pellicule choisir?

Ça me rappelle vaguement un truc, non? En vrai, on s’en tape pour le traitement, puisque les pelloches couleurs sont toutes conçues pour le MÊME procédé de traitement unique (mais qui peut porter plusieurs noms) : le C-41! Et ça c’est le GROS avantage : qu’importe le film, la marque, la sensibilité, l’émulsion, les grains d’argent, TOUS les films couleurs passent dans la même soupe! Sans rien changer : ni le temps ni les concentration rien. Le procédé à été normalisé.

En vrai, on prendra soin de choisir sa pellicule selon la sensibilité requise par la luminosité des lieux de la prise de vue. C’est pas parce que le traitement est facile qu’il faut foirer son exposition !

Bref charge une pelloche, on la brûle (correctement de préférence) et on la prépare pour le traitement. Voyez notre exceptionnelle vidéo sur le sujet.(mes chevilles vont bien, merci)

Un développement empiriquement vôtre

Les choses vont se compliquer maintenant. Quel temps adopter pour le bain de révélateur? Le même que pour le traitement couleur C-41? Non, impossible, en noir et blanc, on travaille aux alentours de 20°C je vous rappelle, alors que la couleur tourne à 38°C… Mais quel révélateur utiliser surtout? Une fois encore, en couleur, on se sert du même tout le temps, alors qu’en noir et blanc, les formules chimiques ont chacune leurs développateurs spécifiques. La solution? L’expérience. Testez sur un film ou sur des morceaux de film (dommage pour les vues sacrifiées)

Bon, allez, je vais être sympa, je vous donne mes infos! Je révèle dans de l’ID-11 (Ilford. Je ne fais pas de pub, c’est juste un des révélateurs en poudre les plus simples à trouver.) à une température de 20°C pendant au moins 16 minutes. On peut pousser jusque 20 minutes pour du révélateur en fin de vie et pour pousser le contraste. Après fait des tests, j’ai trouvé les temps qui me conviennent.

Résultat

Autant le dire tout de suite, le résultat est techniquement moins bon qu’avec un film noir et blanc classique. La pellicule a un aspect presque opaque à la sortie de la cuve et les images obtenues sont moins contrastées. On a aussi pas mal de grain.

Mais pourquoi? Pouuurquouhhââââ?

La pellicule couleur est conçue avec des filtres colorés qui empêchent les diverses couches sensibles à la lumière d’être polluées pas les colorants trops peu séléctifs des autres couches. C’est technique, hein? Fallait pas poser la question… Ha bon, c’était pas la question? Ben alors?

Ça sert à quoi?

À pas grand chose, j’avais quelques vieilles pellicules couleurs et la flemme de dépenser dans un labo pour les développer. Ça occupe les jours de pluie.

En vrai, le manque de contraste et le grain apparent donnent un aspect esthétique particulier, comme pour un vieux négatif. Ajoutez un peu de vignetage à vos image et vous aurez des photos d’époque.

Et parce que quelques images sont plus parlantes que beaucoup de mots, le résultat ici !

2 Comments

  • Alexis dit :

    Bizarre ! ça ne m’était jamais venu à l’esprit. En tout cas le grain est violent surtout si c’est bien de la 120 comme le format carré le laisse penser. Mais je pencherais plutôt pour de la 135 recadrée en carré car dans le cas contraire (120) malgré le dev « engagé » tu as du passer l’objectif à la sableuse :)

    Merci pour l’info,pour les très grosses semaines de déluge ;)

    Amicalement,

    Alexis

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