Traitement poussé

Pousser un film est une pratique très facile à mettre en oeuvre. En plus elle permet de se sortir de sombres situations. Personnellement, à une époque, je ne faisait que ça!

Mise en garde : Je ne parle que de noir et blanc. Il est possible de pousser des films couleurs, mais si vous les faites développer en labo, vous aurez du mal à en trouver un capable d’assurer le traitement. C’est possible, mais pas évident.

Explications

Pousser un film, c’est considérer qu’il a une sensibilité plus importante que celle indiqué. Par exemple, j’ai souvent exposé des T-max 100 comme si elles avaient une sensibilité de 400ISO. Pour ce faire, il suffit de régler manuellement la sensibilité sur 400 plutôt que sur 100 ISO. Attention, certains appareils « lisent » les codes des cartouches et règlent eux-même ce paramètre… Si vous pouvez forcer le réglage, c’est bien, sinon, ne terminez pas l’article, vous perdez votre temps… En pratique, on sous-expose donc sa pellicule. Pour obtenir des images correctes, on rattrapera tout ça au développement.

code DX sensibilité automatique pellicule pelloche film cartouche

Le code DX est lu par les appareils photo afin de régler automatiquement la sensibilité.

Pourquoi pousser un film?

Les moins démunis du grenier auront devancé mes mots: pour permettre au photographe non prévoyant (ou qui se serait trompé! Mais lisez l’article : choisir sa pellicule, il sert à ça!) de réaliser des prises de vues en basse lumière avec des films à basse sensibilité. Et aussi en cas d’impondérable.

Et pour le traitement du film?

Simple comme bonjour : il suffit de se reporter aux temps indiqués à l’intérieur de l’emballage du film! Gare à ne pas pousser mémé dans les orties, ni trop loin cotre pelloche! Tous les films n’offrent pas la souplesse d’un HP5+ qui peut être exposé entre 250 et 3200 Iso pour une sensibilité native de 400 Iso… Presque de la pelloche tous-terrains! Attention également, les résultats et possibilités diffèrent selon les révélateurs utilisés! La sous-exposition de la prise de vue est rattrapé en sur-développant le film poussé.

pelloche pellicule film sensibilité révélateur temps de traitement boîte

L’intérieur d’une boîte de pelloche indique les temps de développement à suivre en fonction de la sensibilité choisit et du révélateur.

Résultat des courses

Au final, on fait monter le grains. Encore? Oui, mais en même temps les films rapides ont déjà un grain important… On perd également en nuances de gris. À quoi ça sert? À se sortir facilement de conditions lumineuses difficiles et imprévues. Rien que ça, ça vaut le coup.

Go! Brûlez de la pellicule!

2 Comments

  • Alexis dit :

    Salut,

    Merci pour ce post, ça me fait penser que j’ai toujours voulu observer les différences de rendu entre la Delta 3200 versus la tri-X et HP 5+ poussées à 3200. Mais je n’ai jamais fait le test, aurais-tu ça en boutique ou une idée de ce que ça donne ?
    Merci !
    Bonne continuation !
    PS: Je dois avoir une bonne 60 aines de pelloches à faire souper, ici aussi ça brûle ;)
    Amicalement,
    Alexis

    • Simon dit :

      Hello!

      J’ai moi-même une 3200 de test qui traîne non exposée dans sa boîte… Par contre une hp5+ poussée à 3200, j’ai déjà fait : ça rend très granuleux et aussi très contrasté, avec peu de nuances intermédiaires. Je ne pense pas avoir d’image « montrables »…

      Perso, je n’en ai qu’une vingtaine en attente…

      À bientôt !

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